
Qu’est-ce que le « Symbiomimétisme » ?
La rencontre avec les dauphins dans leur milieu naturel a été une des clés pour renouer avec mes sens, mon rythme, celui de mon environnement, et retrouver une joie d’enfant intérieure. C’est de cette intuition vécue sur le terrain, avant tout cadre théorique, qu’est né le Symbiomimétisme®.
Le Symbiomimétisme est un cadre conceptuel et systémique destiné à décrire, analyser et soutenir les relations entre l’humain et le Vivant : animaux sauvages ou domestiques, végétal, milieux et écosystèmes, dans une perspective de symbiose fonctionnelle, éthique et non anthropocentée.
Le terme anglais symbiomimicry a été proposé dès 2015 par le philosophe australien Glenn Albrecht. Son travail pense la symbiose à l’échelle des sociétés et des politiques, une architecture de gouvernance que je respecte sans y prétendre. Je me situe ailleurs : dans l’énaction de la rencontre, à cartographier toute la sensorialité vécue entre un humain et un être vivant. Le Symbiomimétisme® naît de ce terrain incarné.
Une matrice systémique du vivant


Une architecture. Une carte des conditions dans lesquelles une relation entre un humain et un être vivant peut exister, se construire, ou au contraire se dégrader. Ce graphe présentera soixante blocs interconnectés, selon les variables de contexte et des êtres vivants impliqués dans la rencontre.
À la différence du biomimétisme, qui s’inspire des formes du vivant pour l’innovation technologique, le Symbiomimétisme s’attache à la relation elle-même : comment deux présences de deux espèces différentes s’accordent, se lisent, se modifient mutuellement dans l’instant de leur rencontre.
Une exploration pour rouvrir des portes d’apprentissage naturel avec le génie de ce chaos organisé, peut-être étudié dans sa forme d’ingénierie, sociale… mais aussi dans sa forme plus subtile : intuitive.
Une approche pour réapprendre à observer, ressentir, intégrer en conscience des valeurs vitales qui ont fait leurs preuves dans un environnement naturellement riche de notre planète dans toute sa biodiversité.
Nous sommes liés à cette nature qui est source d’inspiration et de créativité, et nous devons réapprendre à voir, écouter et ressentir en conscience ce qu’elle est. Un panel sensoriel, comportemental et instinctif qui nous aide a nous reconnecter avec notre animalité.
La rencontre exceptionnelle et l’interaction avec les dauphins dans leur milieu naturel a indéniablement représenter une des clés essentielles à ma reconnexion au vivant. Cette biodiversité fragilisée est pourtant un cadeau pour cette humanité. Un cadre d’apprentissage constant de notre bulle sensorielle qui a perdu de sa sensibilité.
Aujourd’hui, notre terre est menacée par nos comportements peu respectueux envers la nature, et paradoxalement c’est cette dernière qui continue à nous inspirer inconditionnellement et nous faire vivre.
Ce cadre est aujourd’hui développé dans un livre blanc et un jeu de cartes sensorielles, à paraître.
L’approche par l’expérience vécue

Au-delà du concept : le ressenti.
Le Symbiomimétisme ne se théorise pas, il se vit. C’est l’instant suspendu où, dans le regard d’un dauphin, une barrière invisible tombe. C’est ce moment précis où vous ne « faites » plus une action, mais où vous « entrez » dans une fréquence commune. En observant les jeux de cartes sensorielles, vous ne découvrirez pas des recettes, mais des déclencheurs : des clés pour affiner votre perception, déchiffrer les signaux du vivant et réveiller en vous cette intuition oubliée qui nous relie, fondamentalement, à tout ce qui respire.
La conclusion : Le vivant comme boussole

L’art de la relation : entre science et intuition
Approcher le vivant comme un système complexe, c’est accepter que la rationalité analytique ne suffit plus. L’ingénierie du vivant — ce « chaos organisé » — exige une boussole qui oscille entre la rigueur de l’observation systémique et la fluidité de l’intuition. Dans cet état de Flow relationnel, l’interdépendance cesse d’être un concept théorique pour devenir une évidence vécue : nous sommes les maillons d’une trame sensible où chaque intention modifie l’ensemble.
Le philosophe Martin Buber nous rappelle une vérité fondamentale :
« Toute vie réelle est rencontre. »
En développant cette capacité à rencontrer le vivant au-delà des apparences, nous apprenons à lire le mouvement derrière la forme. Le Symbiomimétisme n’est pas une imitation, c’est une danse. Le graphe qui suit n’est donc pas une simple représentation, mais une boussole : un outil pour orienter nos comportements et réaligner notre présence vers plus de justesse, de réciprocité et de vie.
